« Tout le monde peut fabriquer une limonade. Mais moi seul peux créer Ritchie », affirme Jan Verlinden.
Cela peut sembler un peu présomptueux. Pourtant, Ritchie était la limonade de son enfance, mise en bouteille dans la brasserie de ses parents. Quarante ans après la disparition de la marque, Jan lui a redonné vie. Les ingrédients : une marque forte, un beau design et une belle histoire.
On pourrait penser qu’une bonne recette est la base d’une marque de limonade. Pour Jan, tout a commencé ailleurs : par la marque elle-même.
Ritchie avait disparu du marché depuis plus de quarante ans. Entre-temps, n’importe qui aurait pu enregistrer la marque. Jan a donc commencé par vérifier si celle-ci était toujours disponible et s’il pouvait l’enregistrer sans difficulté.
« Sans la marque, on ne peut rien entreprendre. »
Construire une marque intemporelle prend du temps
L’identité visuelle de Ritchie reflétait encore l’ambiance de l’immédiat après-guerre. C’était un excellent point de départ, mais pas un design avec lequel Jan souhaitait se lancer sur le marché.
Avec des designers, il a donné à la bouteille et aux étiquettes une apparence intemporelle. La recette aussi a été modernisée, en utilisant exclusivement des ingrédients naturels.
Tout cela a demandé du temps.
Trois années se sont écoulées entre l’idée et le lancement.
Du sang, de la sueur, des larmes et beaucoup de patience : c’est ainsi que Jan résume cette période.
« Si vous n’appréciez pas le parcours, vous n’y arriverez jamais. »
Même une bonne marque ne se vend pas toute seule
Jan se souvient très bien de la livraison des premières bouteilles de Ritchie.
« Il y avait 20 000 bouteilles de limonade dans le garage de ma maison. Une limonade que personne n’attendait, pour ainsi dire. Que personne ne connaissait. Mais qui avait une durée de conservation de douze mois. »
Il a donc fallu partir à la rencontre des clients. Pas de raccourcis, comme il le dit lui-même, mais du travail de terrain. Avec un sac à dos rempli de bouteilles, il parcourait à vélo les établissements Horeca de Louvain.
Tous ne se sont pas laissé convaincre immédiatement. Mais Jan avait l’optimisme propre aux entrepreneurs qui se lancent. « Je me disais : ça va marcher. »

Le design de la bouteille mérite lui aussi d’être protégé
Une fois la marque bien installée, Jan a également fait protéger le design de la bouteille Ritchie.
« Je voulais le faire depuis longtemps, mais je n’en avais jamais eu l’occasion. Quand on démarre avec un budget limité, il faut faire des choix. »
| Jan s’est occupé lui-même de l’enregistrement de ses marques. Il souligne toutefois qu’il peut être avantageux de faire appel à un spécialiste. |
La marque est-elle aujourd’hui suffisamment forte pour exister encore dans quarante ans ? Le marché des boissons rafraîchissantes est vaste et la concurrence est importante. Mais Jan reste optimiste.
« C’est une belle marque belge, avec un énorme potentiel. »
CONSEIL : Avant d’investir du temps et de l’argent dans une nouvelle marque, il est conseillé de vérifier qu’elle est toujours disponible.